SantéLoisirs
08.04.2020

Le coup de chaleur chez le chien et le chat

Tout comme leurs propriétaires, les chiens et les chats sont des espèces dites « homéothermes » ce qui signifie que leur température corporelle est constante au cours du temps. La thermorégulation est le mécanisme leur permettant de lutter contre le froid mais aussi contre le chaud. Un dysfonctionnement de ce processus constitue une preuve de dégradation de leur état.

On appelle un « coup de chaleur », une situation entraînant une hausse caractéristique de la température corporelle de l'animal. Généralement, les chiens y sont plus sujets que les chats. Cet apport de chaleur peut provenir de l’environnement ou de la production trop importante de chaleur à l’intérieur du corps suite à un effort intense, souvent aggravé par une forte température. Dans les cas les plus graves, le coup de chaleur peut entraîner un choc thermique provoquant la mort de l’animal, malgré l'apport de soins. Il est donc impératif de gérer cette situation rapidement et efficacement en contactant un vétérinaire au plus vite.

Tout d’abord, il est important de s’intéresser aux moyens existants pour prévenir les coups de chaleur chez nos animaux. Vous devez impérativement leur mettre à disposition de l'eau à volonté tout au long de la journée ainsi qu'un endroit ventilé et ombragé. Par ailleurs, il faut éviter de confiner son animal dans un lieu où la température est importante (exemple souvent dramatique de l’animal enfermé dans une voiture) ou de lui faire pratiquer une activité physique aux heures les plus chaudes de la journée. Logiquement, l’été est une période propice aux coups de chaleurs et les animaux jeunes ou âgés, souffrant d’obésité ou brachycéphales (à nez retroussé) y sont plus sujets.

Si malheureusement, le coup de chaleur n'a pu être évité, il faut être en mesure de détecter cette situation chez son animal. Le principal signe d’appel est un halètement marqué associé à un abattement. L’animal peut même exprimer sa détresse par des gémissements tout en cherchant une zone plus fraîche dans son environnement. D’autres symptômes peuvent aussi être caractéristiques : salivation excessive, démarche nonchalante, tremblements, vomissements voire léthargie. Evidemment, tous ces signes sont accompagnés d’une fièvre très importante correspondant à une température rectale supérieure à 40°C.

Pour lutter face à ces coups de chaleur, il existe un traitement qui consiste, en premier lieu, à abaisser la température corporelle de l’animal puis à traiter les différents symptômes tout en soutenant ses fonctions vitales. L’un des premiers gestes à réaliser est d’asperger l’animal d’eau tout en faisant circuler un courant d’air, grâce à un ventilateur ou simplement par l’ouverture d’une fenêtre. Le fait de masser l’animal et l’application de poches de glace sont de bons moyens d’accélérer l’évacuation de la chaleur par le corps. Il est aussi utile d’appliquer de l’alcool sur les zones moins poilues du corps (entre les coussinets, dans les pavillons auriculaires et autour des zones génitales) mais il est totalement contre-indiqué de tremper l’animal en entier. Toutes ces pratiques permettant d’abaisser la température corporelle doivent être arrêtées une fois que la température rectale atteint 39°C, par crainte de déclencher une situation inverse d’hypothermie. Evidemment, ces gestes doivent permettre au propriétaire de débuter la remise en état de l’animal avant que ce dernier soit pris en charge par un vétérinaire.